Frère, nous sommes tous des salauds

Frère, nous sommes tous des salauds

de Paul-Marie de La Gorce

préface de Michèle Cotta


Le livre :
Sofia, 1929. Grégor, Stépan et Elena se rencontrent. Ils ont tout au plus dix-huit ans. Entre eux va naître une relation extrême qui scellera leur existence. Grégor, l’intellectuel, veut changer le monde de l’intérieur ; Stépan, issu du peuple, croit en la force révolutionnaire ; Elena, l’aristocrate, tombe amoureuse de Grégor mais hésite à le suivre. Sur la scène tragique de la capitale bulgare écartelée entre nazisme et communisme, puis, la guerre déclarée, entre résistance et collaboration, les trois héros ne résisteront pas au passage fracassant de l’Histoire en marche.

Dans la préface au roman de Paul-Marie de la Gorce, Michèle Cotta s’interroge :« Quand commence la trahison ? Quand, pour sauver sa peau, on accepte de donner celle de ses amis ? Ou quand on se ment à soi-même, en se disant que le temps des lendemains qui chantent n’est pas venu, que  les peuples ne sont pas mûrs pour la révolution et qu’il faut  attendre ? À quel moment, d’ailleurs, sa propre vie tourne-t- elle mal, quel jour, quelle heure, le sait-on seulement ? »

L'auteur
Paul-Marie de La GorcePhoto : © DR

Paul-Marie de La Gorce

Journaliste, reporter, spécialiste des questions diplomatiques et de défense, membre de plusieurs cabinets ministériels, consulté par les hommes politiques de tous bords, de Jacques Chirac à Jean-Pierre Chevènement (cf. témoignage ci-après), était estimé pour la qualité et la profondeur de ses interventions et la finesse de sa réflexion. Collaborateur de plusieurs journaux, il couvrit un large champ d’exploration et de réflexion, de l’Algérie au Vietnam, du Moyen-Orient à la Tchétchénie, en passant par les Etats-Unis.

 L’homme était également apprécié pour son écoute, sa douceur, son aptitude et son bonheur à partager et à entretenir des rapports riches et sincères avec ses pairs. Journaliste et intellectuel, Paul-Marie de La Gorce fut toute sa vie un citoyen engagé, lui qui mentit sur son âge pour s’engager dans les combats de la Libération, devint un proche du général de Gaulle et n’hésita pas à se rendre en Algérie, puis, plus tard, en Irak ou au Kosovo pour éprouver, de visu et en tant qu’homme, les situations précaires et déchirantes des populations en conflit. « Le refus d’agir n’est rien d’autre que le refus de l’Histoire. C’est-à-dire, en fin de compte, une résignation à l’Histoire, une soumission à la force des choses et à la force des autres, c’est-à-dire une manière d’en être complice. J’eus la chance que cette leçon nous fût donnée au début de ma vie d’homme : je ne l’ai jamais oubliée, jamais. Et il n’ y a pas d’autres raisons aux engagements que j’ai pris et aux témoignages que j’ai portés », affirmait Paul-Marie de La Gorce. Cette leçon, dont il mettra en œuvre l’enseignement toute sa vie, s’exprime avec force à travers ces deux personnages sensibles et complexes de ce roman, Frères, nous sommes tous des salauds, que Paul-Marie de La Gorce écrivit alors qu’il n’avait que vingt-cinq ans.

Informations sur le livre

ISBN: 2-35236-004-8

140 X 225 cm

264 pages

19,95 euros