Un délicieux carnage par Philippe Ulrich

Un délicieux carnage

de Philippe Ulrich


Comment devient-on Albert le Dingue ?


retour Amoureux talentueux, Albert plaît aux femmes et inspire les hommes. Sa vie est une oeuvre d’art. Et puis, il va sauver le monde, il va devenir héros malgré lui, face à une Trilatérale bien réelle, qui nous spolie chaque jour un peu plus. N’y a-t-il pas un peu d’Albert en chacun de nous ?

On vous connaît comme auteur de jeu vidéo, avec Captain Blood, Dune, Égypte, Versailles, producteur de musique avec Henri Salvador, précurseur avec le Deuxième Monde. Comment avez-vous décidé de passer au roman ?

Albert est arrivé chez moi un matin. Il m’a mis un couteau sous la gorge et a dit : « écrit » (rires). Plus sérieusement, depuis que je suis tout jeune, j’ai toujours pensé que, le jour venu, j’écrirais. C’est peut-être parce que je traverse une crise d’existentialisme de gauche que je ressens cette pulsion. Au départ, Un délicieux carnage était une simple nouvelle, une histoire d’amour dans un hôtel du bord de mer, un galop d’essai, puis il a évolué grâce à mon éditeur.

Vous voulez faire un jeu vidéo d’un nouveau genre sur Internet ?

Oui, c’est exact, vous êtes bien renseignée. Il s’agit d’une communauté autour d’un site : www.undelicieuxcarnage.com. Les joueurs vont faire évoluer l’histoire d’Albert le Dingue, inventer des nouvelles recettes, participer à des ébats et des débats. C’est un jeu d’aventure drôle et caustique dans lequel l’actualité et les personnes publiques auront un rôle. J’aimerais également développer une communauté autour de ce délicieux carnage, organiser des rencontres dans des lieux qu’Albert fréquente, y déguster des mets albertiens et séduire

L'auteur
Philippe UlrichPhoto : © DR

Philippe Ulrich


Producteur de disques (on lui doit le retour de Henri Salvador), gourou du jeu vidéo (il a fondé Cryo Interactive et conçu des jeux mythiques comme Dune, Captain Blood ou l’univers virtuel du Deuxième Monde avec Canal Plus), Philippe Ulrich prouve avec Un délicieux carnage qu’il est aussi un écrivain.


Interview de Philippe Ulrich