
Né en Inde en 1912, Lawrence Durrell a vécu au Royaume-Uni, en Grèce, en Égypte, à Chypre, avant de venir s’établir en France et de se consacrer à la création d’un univers romanesque puissant et halluciné: Le Quatuor d’Alexandrie (Justine, Balthazar, Mountolive, Clea), Tunc, Nunquam.
Au cours des entretiens qu’il eut avec Marc Alyn (1972), l’auteur longtemps maudit du Carnet noir a tracé de lui-même le plus étonnant des portraits, jouant avec les mots, les œuvres et les réputations, simultanément profond et comique, génial et fraternel.
Sur le roman, la poésie, le suicide, la guerre et l’amour, Durrell décape les idées reçues, pourfend les idoles de la Sottise et du Puritanisme, porté par la vague du rire le plus corrosif des lettres modernes. Pas de pose, ici, sinon celle inoubliable du Grand suppositoire !
L’explication du titre de ces entretiens vient de cet échange :
“Qu’est-ce qu’un Irlandais ?
Un spécialiste de la fabrication et de la pose des suppositoires. Nous plantons des suppositoires dans les fesses des Anglais de Londres. Un dur métier, mais si utile.”
Né à Jullundur (Inde), en 1912 de parents anglo-irlandais, Lawrence Durrell est envoyé en Grande-Bretagne pour parfaire son éducation. étudiant à l’université d’Oxford, il abandonne vite ses études, mène un moment une existence de bohème à Londres, puis part pour Corfou en 1935, année charnière : il publie son premier texte (Pied Piper of lovers) et contacte Henry Miller, marquant le début d’une amitié de quarante-cinq ans. Il passe la guerre en Égypte où il travaille pour le ministère de l'Information britannique. En 1945, le Foreign Office l'envoie à Rhodes, puis en Argentine et en Yougoslavie.
En 1953, il enseigne l’anglais à Chypre où il écrit Justine, premier volet du Quatuor d'Alexandrie. Contraint à l’exil par la révolution chypriote, il s’installe à Sommières, dans le Sud de la France, en 1957.
Il connaîtra la consécration internationale, grâce notamment au succès du Quatuor d’Alexandrie. Lawrence Durrell s’est éteint le 7 novembre 1990 à Sommières (Gard).
Marc Alyn (né en 1937) reçoit à vingt ans le Prix Max Jacob pour Le Temps des autres. Il est considéré comme l’un des poètes français les plus importants de sa génération. On lui doit une cinquantaine de titres parmi lesquels : Nuit majeure, Infini au-delà, Les Alphabets de Feu, Le Silentiaire. Essayiste et critique d’art, il a suscité l’intérêt des lecteurs avec Le Piéton de Venise (Prix Henri de Régnier de l’Académie française, 2005), Paris point du jour (2006) et Approches de l’art moderne (Bartillat, 2007).
Marc Alyn a reçu le Grand Prix de Poésie de l’Académie française et le Grand Prix de Poésie de la Société des Gens de Lettres pour l’ensemble de son œuvre.
Collection Entretiens
Informations sur le livre
ISBN: 978-2-35236-016-2
140 X 225 cm
192 pages
17,95 euros