
Traduit de l’américain par Julie Lauret
" "Le jour où nous avions gagné à la loterie, mon père nous avait acheté, à mon frère Doigt dans le Nez et à moi, une sorte de masque, une bouche en cire. Cela avait eu lieu au retour d’une visite à ma grand-tante. Nous nous étions arrêtés sur l’autoroute, pour faire le plein Chez Ammo, et c’est Chez Ammo que mon père avait acheté le ticket de loterie en même temps que la bouche en cire. "
« Ca fait au moins trente ans que je n’avais pas vu de bouche en cire », avait dit mon père de sa voix fatiguée, en fouillant dans ses poches à la recherche de monnaie.
Ma mère était morte un an auparavant dans un accident de voiture sur cette même autoroute et, depuis, mon père paraissait vaincu, à l’image des généraux confédérés au sujet desquels il lisait tant de livres.
Jim Kokoris, dans ce premier roman, qui n’est pas sans rappeler Ne tirez pas sur l’oiseau-moqueur, de Harper Lee, nous entraîne avec virtuosité dans l’univers de la famille Pappas, bouleversée par l’arrivée inopinée de 190 millions de dollars. Si l’argent ne fait pas toujours le bonheur, il contribue souvent à révéler les individus, aux autres et à eux-mêmes. C’est bien ce que constate Teddy, douze ans et dessinateur de talent. Propulsé dans une aventure inouïe, ballotté entre le drame et le comique, le jeune garçon pose un regard tendre mais sans complaisance sur le monde des adultes. Pour comprendre que, s’il n’est pas facile d’être un fils, il ne l’est pas davantage d’être un père."
Jim Kokoris vit à Chicago. Mon père... et ses 190 millions de dollars est son premier roman traduit en français.
© elan photography
Informations sur le livre
ISBN: 978-2-35236-030-8
152 X 240 cm
484 pages
22,95 euros