Texas Noir

Texas Noir

Interview inédite et exclusive de Milton T. Burton (suite)

Della, enfin, qui accompagne le narrateur, est un personnage féminin très fort, une femme surprenante, surtout pour l’époque : la considérez-vous comme l’Américaine-type ?

C'est plutôt une typique fille du Sud. Toutes ces femmes du Sud sont solides, elles ont un caractère d'enfer, derrière l'imagerie d'un Sud des magnolias et des clairs de lune.

Et le poker dans tout ça ? Il occupe une vraie place dans le roman, créant un suspense supplémentaire... êtes-vous un joueur professionnel ?

Absolument pas !

Je joue au bridge, c'est tout. J'ai connu des joueurs professionnels, et c'est par eux que j'ai appris toutes les subtilités du poker.

La presse et le public ont accueilli très favorablement Texas noir. Etes-vous surpris par ce succès ?

Surpris, non, mais ravi, certainement. C'est un bon livre qui méritait ces éloges.

Quels sont vos livres, films préférés ?

Mes écrivains favoris sont Shakespeare, Faulkner, Sommerset Maugham, Willa Cather et Flaubert.

Quant aux films, je ne peux tous les citer. Ces dernières années, un des films américains qui m’a le plus marqué s'intitulait Max. C’est l’histoire d’un célèbre marchand juif d’art moderne, interprété par John Cusack, qui rencontre juste après la Première Guerre mondiale le jeune Adolf Hitler.

 

Connaissez-vous la France ?

Je n'ai encore jamais été en France mais je compte bien la visiter dans les prochaines années. La culture française m'attire beaucoup. D’ailleurs, mon Master portait sur la Révolution française.

Aujourd’hui, j’aime particulièrement le cinéma français. Je suis un fervent admirateur de Juliette Binoche et d’Isabelle Huppert pour ne rien vous cacher.

En littérature, je continue à considérer Madame Bovary comme le roman le plus abouti structurellement. Un chef d’œuvre. J’apprécie beaucoup Balzac, également.

© Editions Gutenberg 2006

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